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    Quelques MOTS sur les PROTESTANTS...

     

    et des devises protestantes :  

    " Ecclesia reformata quia semper reformanda  (Jodocus von Lodenstein, 1675)
    " Soli Deo gloria "   (Calvin)
    " Après les Ténèbres, la Lumière "   (Les Baux-de-Provence, 1571)
    " Sola gratia, sola fide, sola scriptura, solus Christus "   (Luther)
    " Dieu seul est mon appuy "   (EELF)
    " Liberté et Responsabilité "

     



    Protestant


    Protestant : adepte d'une des confessions (luthéranisme, calvinisme, anglicanisme) qui se sont séparées de l'Église catholique romaine au 16e Siècle ou de celles qui se sont constituées ensuite (baptisme, méthodisme, etc.) rejetant l'autorité du Pape. Adjectif : relatif aux Chrétiens des Églises issues de la Réforme et à leur foi.

    Étymologie : 1542 adj. « celui, celle qui embrasse la religion dite réformée »
    • Part. passé adj. et subst. de protester* d'après l'allemand Protestant (lui-même emprunté au latin protestans, -antis, part. prés. de protestare, v. protester) nom qu'on donnait aux partisans de Luther, parce que en 1529, à l'issue de la Diète de Spire (19 avril) ils protestèrent publiquement d'appeler du décret de l'Empereur, à un Concile général : « so protestieren und bezeugen wir hier mit öffentlich vor Got..., dass... ».

         
      Fac-similé du Dictionnaire Gaffiot (latin-français) et du "lateinisch-deutsches Handwörterbuch, 1918"

      En langue allemande (donc dans les régions françaises germanophones), le mot protestant n'existe pas, le terme correct est "evangelisch" - évangélique. Dans ces régions qui ne sont pas soumises à la loi 1905 sur la laïcité, mais sous Concordat 1801 de Napoléon, les registres d'état-civil indiquent souvent, et toujours sous régime allemand, la religion des personnes citées.

    • En France, le mot a d'abord été appliqué aux protestants d'Allemagne et de Suisse, c'est en 1546 qu'on le relève pour la première fois, utilisé en parlant des protestants de France, mais il reste rare jusqu'au XVIIe s.

     



    La Religion Protestante


        La religion protestante s'articule autour de la lecture de la Bible, car la parole de Dieu est la seule autorité reconnue par les protestants.
        Elle se base sur :

    •     Le salut par la foi seule : les oeuvres témoignent de la grâce reçue et en sont la conséquence. Et le fait d'être riche est aussi un signe d'une grâce reçue de Dieu (cf. la parabole des talents). Les oeuvres ne sont pas méritoires, elles ne participent donc pas de la causalité de la grâce.

    •     Le sacerdoce universel : le protestant est en relation directe avec Dieu et n'a pas d'intermédiaire et il en résulte qu'il n'a pas besoin de confesseur, pas plus que de culte des saints (ni de culte marial), ni de prêtre... et qu'il peut même se passer de pasteur (c'est ce qu'il s'est passé pendant les persécutions).

          Chaque baptisé a une place identique dans l'église, qu'il soit laïc ou pasteur ; ce dernier n'est pas un personnage à part mais celui ou celle à qui sa formation théologique permet d'animer la communauté. Le témoignage de la foi et de l'engagement dans le monde est donc le devoir de tous les Protestants membres des Eglises.

        Deux sacrements seulement suffisent : le baptême et la Sainte Cène (toujours avec le pain, et non pas une hostie - sauf parfois chez les Luthériens -, et le vin, telle que Jésus l'a instituée). Le mot cène vient du latin cena signifiant dîner. Elle se prend généralement à la fin du culte ; elle ne nécessite pas la présence d'un pasteur.
    À noter que dans l'église primitive seuls ces deux sacrements existaient. Puis, l'église catholique les a portés à 5 en 1215 (concile de Latran IV), puis à 7 en 1274 (concile de Lyon II).

        L'application du deuxième commandement qui interdit les images et les idoles est la raison pour laquelle les croix protestantes sont nues, sans représentation du Christ. Et aussi parce que Christ est réssucité !
    L'obéissance aux Dix Commandements était un rappel régulier dans ma jeunesse dans les famille protestantes, il y a une tendance à l'oubli ! Alors le RAPPEL


        Les Eglises Chrétiennes rassemblent tous ceux qui se reconnaissent dans le Dieu de Jésus-Christ, notamment par le baptême et la Cène. En tant qu'institutions, elles n'exercent pas de médiation entre les fidèles et Dieu. Communautés humaines, elles évoluent sans cesse au rythme de l'humanité.


        Les piliers de la foi protestante - toutes sensibilités confondues - s'énoncent ainsi :

    sola fide

    la foi seule

    sola gratia

    la grâce seule

    sola scriptura

    l'Ecriture seule

    soli Deo gloria

    à Dieu seul la gloire

    ecclesi semper reformanda

    l'Eglise est toujours à réformer

    Le protestantisme : un terme générique

        Sacerdoce universel - principe novateur de la Réforme protestante - selon lequel chaque baptisé est « prophète, prêtre et roi » sous la seule seigneurie du Christ. Ce concept anéantit les principes de hiérarchie au sein de l'Église. Chaque baptisé a une place de valeur identique, y compris les ministres (dont les pasteurs font partie). Issus d'études de théologie et reconnus par l'Église, ils sont au service de la communauté pour l'annonce de la Parole de Dieu (prédication et sacrements) et les missions particulières qui en découlent. Les femmes ont accès aux ministères de certaines églises protestantes.



    Protestant français en chiffres en 2005


        La France compte 1,3 million de protestants : 900 000 appartiennent à des Eglises de la Fédération Protestante de France. En Europe, les protestants représentent 30 % de la population.

    • 2 protestants sur 3 sont Luthériens ou Réformés. Les autres sont évangéliques (pentecotistes, baptistes, méthodistes).
    • Environ 20 % sont pratiquants, seulement 12 % chez les catholiques.
    • Les protestants sont surreprésentés dans l'Est (+19,8 %) et sous-représentés dans l'Ouest (-10,7 %) par rapport au poids de ces régions dans la population française.
    • 20% des pasteurs sont des femmes, et 50% des futurs pasteurs ne sont pas d'origine protestante.


    Les Protestants dans la Politique


        Depuis la Réforme du 16e siècle, les protestants ont joué un rôle moteur dans les débats, la politique et les moments importants de l'histoire française.
        Car, l'implication protestante dans les évènements nationaux français dépasse largement leur seule présence numérique - proche du million en France (mais ils sont 30% dans l'Union Européenne) - comme pour les Droits de l'Homme, la Laïcité, la contraception et l'avortement, la réflexion éthique, le mouvement associatif. Citons parmi d'autres :

    • la CIMADE (Comité Inter-Mouvements Auprès Des Evacués) a été créée le 18 octobre 1939, à Bièvres, par les dirigeants du Comité Inter-Mouvements de jeunesse (le CIM), réunissant Éclaireurs Unionistes, Unions Chrétiennes de Jeunes Gens et de Jeunes Filles (branche française du YMCA) et Fédé (étudiants et universitaires), en vue de "témoigner de l’amour du Christ".

    • Des protestantes sont à l’initiative de l’Association La Maternité Heureuse créée, en 1956, qui donnera en 1960 naissance au Mouvement français pour le PLANNING FAMILIAL. Des militantes du mouvement protestant Jeunes Femmes ont joué un rôle actif dans le développement du planning familial.

    • l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture) est fondée en 1974 : à l’origine, deux membres de l’Église Réformée, Hélène Engel et Edith du Tertre, qui réunissent autour d’elles quelques amis protestants, catholiques et quakers.

    • l'IVG : la lutte protestante, car les institutions protestantes ont été pionnières dans le combat pour la dépénalisation de l’IVG, en plaidant, dès 1971, pour une loi d’urgence.
          Le protestantisme fait la distinction entre sexualité et procréation, autorisant la contraception [en France depuis 1956]. Cette dernière ne pose aucun problème dans la mesure où, précisément, elle valorise une relation plus fondée sur l’amour que sur la biologie. Toutefois, certains mouvements protestants à tendance créationniste se désolidarisent de cette position.
          De même, la plupart des Églises protestantes, tout particulièrement en France, ont été plutôt favorables à la légalisation de l'IVG.

     



    Huguenot


    Huguenot : nom donné à un Protestant calviniste.

        L'origine du mot semble diverse :

    •  Mot emprunté au genevois eyguenot, lui-même emprunté au suis- se alémanique Eidgnosse(n) (ou eitgenôz) signifiant confédéré(s), utilisé dès 1315 comme terme officiel pour désigner les membres de la Confédération suisse (d'où, en 1483, le français esguenotz « espèce de soldats »). Le mot Eyguenot désigne d'abord les partisans du parti politique qui luttait contre les tentatives d'annexion du duc de Savoie, et il devint par la suite (et ce jusqu'au 18e s.), un terme de mépris sous lequel les catholiques désignaient les Réformés (la majorité des confédérés étant aussi favorable à la Réforme) et se répandit alors dans les parlers de la Suisse romande, ainsi que dans les régions françaises limitrophes.

    •  La forme huguenot, qui apparaît dès la 2e moitié du 16e s., semble être née en Touraine, où la population entendant parler des eyguenots sans en connaître le sens, rattacha ce mot à un certain roi Hugon qui aurait joui d'une grande popularité auprès des Réformés de Tours.

    •  Le mot pourrait aussi venir de ce que les Protestants se servaient de la marmite - dite huguenote - pour faire cuire leurs viandes, en cachette, les jours de jeûne.

     



    Parpaillot


    Parpaillot : nom donné aux «calvinistes, protestants».

        Il est probablement issu de parpaillon = papillon, sous les formes parpaillo, parpalho(n), dans les parlers occitans, ainsi qu'en Italie du Nord de l'italien parpaglione, du lombard parpaya et du piémontais parpayun (par intercalation d'un -r-), peut-être en comparaison de l'infidélité des protestants avec le vol des papillons qui passent de fleur en fleur.

     



    Plus sur leur Histoire...


      Histoire protestante

      L'histoire de la foi réformée en France

      Avant l'Édit de Nantes : de 1562 à 1598

      L'Édit de Nantes (13 avril 1598)

      La révocation de l'Édit de Nantes (18 octobre 1685),

      Protestants de France

      Protestantisme du Midi Méditérranéen

      Société de l'histoire du protestantisme français

       


            Symbole de Nicée

      Nous croyons en un seul Dieu, le Père tout-puissant,
      créateur du ciel et de la terre,
      de toutes choses visibles et invisibles.
      Nous croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ,
      le Fils unique de Dieu,
      né du Père avant tous les siècles,
      Dieu venu de Dieu,
      engendré et non créé,
      d'une même substance que le Père
      et par qui tout a été fait ;
      qui, pour nous les hommes et pour notre salut,
      est descendu des cieux
      et s'est incarné par le Saint-Esprit dans la vierge Marie
      et a été fait homme.
      Il a été crucifié sous Ponce Pilate,
      il a souffert et il a été mis au tombeau.
      Il est ressuscité des morts le troisième jour,
      conformément aux écritures :
      il est monté aux cieux où il siège à la droite du Père.
      De là, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts
      et son règne n'aura pas de fin.
      Nous croyons en l'Esprit-Saint,
      qui règne et donne la vie,
      qui procède du Père (par le Fils),
      qui a parlé par les prophètes,
      qui, avec le Père et le Fils, est adoré et glorifié.
      Nous croyons l'Eglise une, sainte,
      universelle et apostolique.
      Nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés ;
      nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir.
      Amen

     
       

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