Pour les immigrants, l'accueil d'abord !?



Avons-nous bien saisi la différence entre hospitalité et intégration d'immigrants ? Quand un étranger est reçu, il est de son devoir de se soumettre aux habitudes de l'hôte qui l'accueille. L'immigrant devrait fondamentalement se soumettre à cette même règle. Or, c'est en arguant de conditions qui l'ont amené à devenir un émigrant, que nombre d'entre eux font fi de ce devoir, pire l'accueil devient une obligation selon eux, et les us et coutumes du pays investi doivent leur être appliqués.
Nous devrions revenir parfois sur notre passé et se souvenir de l'arrivée des immigrants pieds-noirs et de leur lente intégration, eux qui étaient français, et des problèmes que cela a posé, alors que la France était en plein développement dans les prémices de la société de consommation.

En tant qu'océanographe biologiste, j'ai suivi les études et les conséquences de ce qu'on appelle les « espèces invasives » et aussi la lutte contre celles-ci par l'homme : aujourd'hui l'ambroisie est un bel exemple terrestre, mais pas seulement car l'homme est proche à en devenir une. L'avenir est sombre à la fois pour les émigrants que pour ceux qui voudraient les accueillir. Les études scientifiques sur les conséquences occasionnées par les espèces invasives sont nombreuses depuis des décennies. Mais nul n'en a cure et personne n'accepte de les assumer, ce qui est irresponsable. Nous allons de plus en plus vers un « après moi le déluge » - en se donnant bonne conscience aujourd'hui, tout en laissant le bruit des bottes se faire entendre au lointain.

C'est la biodiversité humaine qui commence à être en péril, donc l'Homme qui reste une espèce animale, évoluant dans son milieu face à une agression externe, fut-elle humaine, pour le pire et pour le meilleur. Acteurs socio-économiques et politiques devraient de temps en temps rencontrer des spécialistes scientifiques et bien les écouter.

Christian de Mittelwihr


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Blogade 12 - Mise en ligne le  29 août 2016