Boum ! fait le climat

 

      Le désarroi devant les évènements climatiques, et surtout leurs corollaires socio-économiques que l'on blackboule d'un revers de la main pour ne pas les voir, se traduit par un anti-catastrophisme viscéral pour mieux faire l'autruche en dénonçant les scientifiques qui font du catastrophisme anti-productif (économiquement bien-sûr).

      Cela prouve que la société n'est pas encore prête à accepter les causes et les conséquences des catastrophes à venir, dont elle est pourtant elle-même responsable. Depuis la fin du siècle dernier, chaque décennie a eu ses bombes toujours actives : la bombe P comme population, agitée par René Dumont dans les années 70, la bombe effet de serre dans les années 80 et la certitude scientifique dans les années 90, la bombe climatique à la fin des années 90, toutes vont exploser au XXIe siècle... Curieusement, le risque d'une bombe dans un avion, une gare, et tout est bloqué, bouclé, vidé, vérifié et re-vérifié... n'est-ce pas du catastrophisme, mais l'application du principe de précaution. À noter aussi l'agitation politique fébrile devant la possible bombe iranienne.

      Mais quand c'est une bombe climatique mondiale qui est annoncée... surtout pas de catastrophisme, il faut, disent les politiques, prendre le temps de changer les comportements, tenter de contraindre sans bouleverser, éviter toute approche restrictive, etc. D'ailleurs, le citoyen s'est vite défaussé sur les politiques, ainsi, pour la prochaine tempête ou inondation économiquement catastrophique il pourra demander des subventions et indemnités à l'Etat, en attendant il continue, comme si de rien n'était, à vivre et à surconsommer... jusqu'à la prochaine conférence sur l'environnement !

 

Christian de Mittelwihr

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Blogade 2 - Mise en ligne le 17 février 2007

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